Ce mercredi 6 Novembre nous étions une bonne vingtaine à nous retrouver à 7h15 au Grand Bosquet. Notre très aimable chauffeur nous déposait à 9h30 devant la maison d’Education des Loges. A 10h, l’ Intendante générale, Madame Grandmontagne, nous accueille dans sa superbe tenue. Pour notre plus grande surprise, ce sont des jeunes filles en uniforme de 10 à 15 ans et la responsable des études qui nous reçoivent et accompagnent notre visite. Tout d’abord deux saynètes excellement jouées : l’histoire résumée de l’institution depuis les demoiselles de Saint-Cyr de Madame de Maintenon (voir nos lettres dumasiennes n° 32 et 33). Puis elles nous font faire le tour de l’immense établissement : dortoirs, salles de musique -nous aurons même un petit concert improvisé « a capella », terrains de sport, salles de cours, salles d’ordinateurs avec même une imprimante en 3D. Tout ceci dans un cadre somptueux et au milieu d’un immense parc au cœur de la forêt de Saint-Germain. Beaucoup de dames parmi nous regrettent à la fin de la visite, trop courte, d’apprendre qu’elles ont dépassé l’âge de devenir pensionnaires d’un tel établissement de la République !

 

Mais nous sommes attendus pour déjeuner au château du Val, également propriété de la Grande Chancellerie. Là aussi, cadre magnifique, salons spacieux donnant sur un parc jardin arboré paré des couleurs de l’automne. Le repas est délicieux, et servi avec une grande gentillesse par le personnel. Là aussi, le temps passe trop vite.

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Il nous faut repartir pour un tour à pied dans le cœur de Saint-Germain. Madame …, guide du Centre des Monuments Nationaux (le même CMN qui s’occupe de la restauration de notre château de Villers) est passionnante et passionnée. Elle a pris soin de se documenter en profondeur sur Villers et la forêt de Retz, et n’a de cesse de comparer avec beaucoup de compliments nos deux villes dont la fortune repose sur les chasses royales, en particulier avec François Ier. Elle nous livre plusieurs secrets du château royal de Saint-Germain, puis nous emmène à travers le parc, près des vestiges du « nouveau château » qu’elle nous fait revivre, alors que nous contemplons la vue sur la Seine et au loin, La Défense ; tout à côté le pavillon Henri IV  où logea Alexandre Dumas qui pouvait aller et venir de Paris avec le tout nouveau train, écrire ses romans et surveiller l’édification de Monte Cristo à un jet de pierre.

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Notre charmante guide nous entraîne ensuite jusqu’à l’hôtel de Noailles. Elle connaît bien madame Brissart, la propriétaire, mais jamais les visiteurs qu’elle a pu accompagner n’ont bénéficié du privilège qui nous est accordé après notre prise de contact si agréable avec cette dame : nous aurons une collation dans les lieux. Et là, avec notre guide qui normalement devait nous laisser et est priée de rester avec nous, nous tombons tous sous le charme des lieux et de ses occupants passionnés et passionnants. L’hôtel d’origine a été coupé pour percer la rue d’Alsace. C’était jadis un logis gigantesque avec un parc à sa mesure. Madame de…., merveilleuse jeune mère de famille qui partage les lieux, nous préparé elle-même des délicatesses de sa composition auxquelles nous succombons. Madame Brissart évoque avec érudition, talent et passion l’histoire des lieux ainsi que la Grande Histoire. Nous avons beaucoup de mal à la quitter pour retrouver notre cher chauffeur. Nous sommes de retour avant 20 heures à Villers, la tête et le cœur remplis de merveilleux souvenirs et du désir de retourner sans trop attendre dans tous ces lieux magnifiques et chargés de tant de souvenirs.